2008/11/24

Deus Ex Nihilo

Je le sais, si je continue sur cette pente, je finirais comme mon père.
En même temps, si c'est pour succomber de ce petit plaisir mesquin, ça peut éventuellement valoir le coup. Je ne sais pas si je suis le seul à pratiquer ce sport, mais il développe assez les quelques muscles de l'argumentation.

En temps normal, je n'aime pas le proselytisme. Je trouve que c'est un procédé insidieusement abjecte, qui non content de se montrer inutile, s'avère pour certaines personnes, nécessaire.

Depuis quand est-il marqué sur les portes du paradis "Une entrée achetée = Une entrée offerte" ?
En temps normal, je n'aime donc pas le proselytisme, mais je reste calme. Je suis athé, mais je suis surtout respectueux des autres. Pour moi, la religion est avant tout quelque chose de personnel (peut-être même intime), qui part d'une conviction "interne", forcément influencée d'une façon ou d'une autre, mais avant tout initiée par soi. Il ne m'est jamais venu à l'esprit que l'on puisse s'orienter spirituellement sans y avoir réfléchis.

Et pourtant, je pense bien que des personnes peuvent avoir une religion, comme si cela s'avérait nécessaire. Donc, je le conçois, je le comprend, je le respecte.
Là où j'ai un poil plus de mal, c'est dans la démarche qui vise à faire la publicité d'une religion.
Parce qu'il ne sagit pas d'autre chose. On ne parle pas de quelque chose de façon désinvolte, quand on commence une phrase par "Connaissez vous la parole de Dieu" ou "Pensez vous que l'enfer existe".

Le piège, pour moi qui aime argumenter, ce fût des témoins de jehova (ou autres, allez savoir), qui m'ont tenu la jambe pendant 30 minutes. Je n'avais rien demandé, j'ai bien précisé que j'étais athé (ce qui semble être donc l'erreur fatale), et je n'avais pas envie d'être rustre au point de leur fermer la porte au nez.

Donc j'ai parut rustre en leur demontant leur argumentation.
Fallait pas sonner à ma porte...

Je suis tombé par terre, c'est la faute au scooter...

C'est la vie. J'ose penser que ça arrive à tout le monde tôt ou tard. J'ai réussi à me relever de cette chut brutale. Ce fût soudain, mais effectivement, il fallait s'y attendre...

Je me suis éclaté la tronche en scooter, un matin, en allant au travail. Je ne me doutais pas que la saison actuelle était à ce point propice à ce genre de cascades.
Surtout pour moi, et surtout pour ma conduite en scooter. Je reconnais volontier, que par moment, je ne suis pas à ce point prudent. Mais quand même !
Je ne roulais pas vite. La chaussée n'était pas inondée. Il n'y avait pas de voiture derrière moi. Je n'étais pas dans un virage (boulevard Richard Lenoir).
Mais j'étais en train de ralentir, il venait de pleuvoir, il y avait un utilitaire devant moi, et je ne roulais pas exactement en ligne droite, vu que je comptais me rabattre.

Donc je me suis éclaté la tronche, presqu'à l'arrêt. Je crois que sur le moment, j'ai plus eu peur du ridicule que de me faire mal. Ne comprennant pas trop ce qui était 
en train d'arriver, je n'ai pas eu le temps de me dire "Mince, est-là le dernier moment de ma vie". Parce qu'un véhicule aurait pû me rouler dessus, ou que sais-je.
Mais rien, nada. J'ai glissé, mon scooter a pris un bon coup (il va bien), avec un un côté rayé, j'ai quelques courbatures, mais je vais bien.

Au final, cet "incident", m'aura valu un arrêt d'un jour, un vendredi (ce qui n'est pas si mal). Mon scooter roule encore, et le comble reste que je veux toujours autant passer mon permis moto.


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