2009/01/25

What's in your head ?

Bon, ok. Il serait peut-être temps que je prenne mes bonnes résolutions à bras le corps.

Rémi, je trouverais le temps d'aller à un de tes concerts. Louis, faut qu'on se boive une bière ensemble. Esvo, je finirais le script dans pas longtemps. Julie, je te ramène ta TV. Moi ?
Ben, euh. Déjà, je vais (encore et toujours) blogger plus souvent. Comme là. C'est très con hein, mais comme je me rend compte que c'est chronophage, que c'est une activité à part entière, et que je n'ai pas envie de la sacrifier, comme tant d'autres, pour autre chose...Bref.

Dernièrement, je joue beaucoup plus à mes jeux vidéos. Rien d'extraordinaire. Sauf que j'ai trouvé ce jeu, auquel je reviens souvent. Bon, c'est aussi parce que c'est un vrai jeu en coop, chose dont je déplorais la rareté : Left 4 Dead. Bien que n'étant pas un extrémiste du FPS, contrairement à mon collègue de bureau, je n'ai trouvé à redire au maniement du jeu, bien au contraire. La touche pour faire un demi-tour rapide me manque dans Farcry 2 (j'en parlerais dans un autre post), et je trouve que son utilisation tout comme le fait qu'elle soit assignée à une touche plutôt qu'à une combinaison (Resident Evil 4, je pense à toi), bien pertinente. En même temps, ça n'est pas comme si le jeu avait été créé en deux semaine (dans les commentaires audios, il sagirait plus de quelque années de tests intensifs).
Le plaisir retrouvé d'être dans un univers où la coopération a son importance. Et pas une règle arbitraire hein : Gears of War premier du nom était sympa de ce point de vue, mais pas très bien pensé, car ça semblait encore brave de se confronter à une horde d'ennemi. Dans Left 4 Dead, c'est juste stupide. Parce qu'on sait que l'on se fera attraper à un moment ou un autre. Parce qu'on a le sentiment de ces films de zombies, où on serait le crétin qui pense pouvoir s'en sortir seul ("Bon, moi je m'en fout, je vais au grenier voir s'il y a un trésor") , ou simplement qui s'éloigne de façon un peu trop inconséquente ("Oh toi, je sens que tu vas être conne").

Reste qu'après 17000 zombies tués, on se retrouve à s'inventer ses propres challenges : Ne pas prendre d'arme secondaires (akimbo style), ne pas se soigner, ne mettre que des coups de barils dans la tronche des ennemis, feinter les witches ('On dit ouiche") pour les faire bugger, faire des big-bisous aux boomers, poursuivre les smokers, humilier les hunters, ou refaire le crâne des tankers.

Et de se souvenir de nos moments de bravoure, où l'on a sauté dans l'hélico/le bateau/whatever/what else ? alors que tout semblait perdu. En reparler comme dans un debriefing. Et refaire une autre partie d'une heure ou plus, alors qu'il est quand même 23h passé.

Faudra pas que je m'étonne d'avoir l'air zombifié le lendemain.

"Patience et longueur de temps font plus que force, nique (la) rage" (John Fountain).

Trouver le temps, encore et toujours.
Il n'y a pas si longtemps, un ami me demandais pourquoi je m'intéressais toujours autant à la langue Japonaise, dans l'idée (quasi perpétuelle, il est vrai), de l'apprendre. Il me disait que de ce qu'il fallait retenir de mon excellente maîtrise de l'Anglais, c'est qu'il m'aura fallut dix ans pour en arriver là. Dix années d'efforts plus ou moins variables, mais surtout continus.

Certes, je tend à adhérer à l'idée qu'apprendre un langue prend du temps, surtout si son usage au quotidien n'est pas vraiment accessible. Mais où se cachent les Japonais de banlieue ? Ne me faudrait il pas, au contraire, viser une langue que je pourrais pratiquer, de part le contexte dans lequel je me trouve ? Son idée est intéressante, car pertinente, et donc, j'aurais, au choix, la possibilité d'apprendre l'arabe (fût un temps, je connaissais un peu d'Egyptien), d'Hindi (à moins que ce ne soit le Tamoul, ou le Penjab, allez savoir), peut-être le Polonais. Mais quid de mes préférences, bien arbitraires ? Qu'il sagisse d'une langue très confidentielle (le...euh...hum), ou très présente (ben l'Anglais), le simple fait de ne pas vivre dans le pays où elle est parlée enlève beaucoup de l'intérêt et ajoute beaucoup à la difficulté.

Peut-être que je devrais songer au rôle qu'elle pourrait avoir dans mon travail : Aucun. Si on met de côté l'aspect purement technique, qui rend la chose, effectivement nécessaire, mais pas incontournable (connaitre un jargon, ça n'est pas connaître une langue), je me vois mal faire mes recherches techniques dans une langue que je suis en train d'apprendre. La description d'un outil qui me serait essentiel, en Russe ou en Coréen, me prendrais un temps fou, là où en Anglais, il ne m'en faut virtuellement aucun.

Je prend mon temps avec le Japonais, c'est sûr. Mais si j'ai bien compris une chose, c'est que c'est surtout une histoire d'ambiance et d'intérêt. Je ne veux pas connaître le Japonais uniquement pour les manga (vraiment pas), ni pour les jeux vidéos (bon, ok, juste un peu), mais pour accéder à une autre culture. L'idée d'un exil me parût un moment séduisante. Et bien qu'abordable outre-manche, cette même idée aurait été ridicule au pays de Candy (comme dans tous les pays). Donc je comprend un peu ce que je peu, ça et là. Je comprend lentement des règles de grammaire, le temps d'arriver à ce point (de non retour) où on comprend la construction d'une phrase plus que quelques mots en son sein : Être certain qu'un mot à sa place à cet endroit précis, pour une raison précise.

Au moins, pour le Japonais, je n'ai pas de problème de prononciation. En Russe, je ne connais pas encore toutes les lettres par coeur, mais une majorité. En Coréen, rien, ou presque.
En même temps, je suis pas pressé.

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