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2010/09/12

Castle


Je ne sais pas si les fan de Firefly étaient orphelins depuis la fin de excellente série, Nathan Fillon y était tout aussi excellent, mais je ne sais pas s'il a joué dans d'autres séries depuis. J'ai juste eu l'impression de l'incarner en jouant à Uncharted 2. Le côté nonchalant, assuré, le petit sourire en coin, la réplique rarement cinglante, mais toujours présente.

Castle est une série policière comme ma mère les aime : Avec un personnage principale masculin séduisant, de l'humour, et des intrigues "peu" banales. Alors pourquoi ai-je décidé de regarder cette série.
Ben parce que j'aime bien l'acteur. C'est suffisamment simple comme raison, et ça me permet de connaître une série de plus, qui, je dois le dire, vaut le coup.

Richard Castle est un auteur à succès, et, au début de la saison 1, il décide de mettre fin à son personnage principal, semble-t-il, lui aussi extrêmement attirant pour le public. La sortie de son dernier ouvrage, où le héro sur papier tire ses adieux malgré lui, est l'occasion d'un soirée mondaine interrompue lorsque Rick Castle est interpellé par la police, dans le cadre d'une enquête sur un meurtre reprenant la même mise en scène que dans les livres de Castle. Rick voit son témoignage recueilli par l'agent Becket, une flic qui n'a pas froid au yeux, un garçon manqué.

Voyant bien que Castle n'a pas pu commettre le meurtre, la police est bien obligée de le relâcher. Ce dernier vois néanmoins sa curiosité piquée, et décide d'utiliser ses influences pour s'immiscer dans l'enquête, au dépend de l'agent Becket.
Rick se sert de son esprit de déduction et de ce qu'il a déjà écrit, voir même de certaines pistes qu'il possédait pour des meurtres imaginaires pour aider l'enquête.

Les épisodes suivants sont du même acabit : Meurtre étrange, Becket joue le rôle de Scully, et Rick, cogite tout ce qu'il peut en larguant de temps en temps des p'tites vannes, pour draguer Becket.

La première saison ne compte qu'une dizaine d'épisodes, là ou la deuxième en compte 22 ou 24.

Une très bonne série si Nathan Fillon vous manquait depuis Firefly. Autrement, si vous savez dans qu'elle autre série il aurait joué, je ne serais pas mécontent de le savoir.

Bref, c'est bon, mangez-en.

2010/09/08

Split Second : Épisode 2 : An everlasting day


Bon, je suis là, sur le trottoir, la jambe pour l'instant, à mon sens, déboitée, et j'ai cette réflexion : "Putain, heureusement que j'étais seul sur ce scooter !"
C'est vrai, après tout, j'aurais pu être avec une passager moins fortuné que moi. Ma douce, ou mon meilleur pote. Une fois cette considération faite, je reprend un peu le sens de la réalité et répond à ce type qui devait un samaritain pour au moins 30 minutes, le temps que les pompiers arrivent.
Un type sympa. Vraiment. En même temps, c'est quand même normal, à mon sens, de porter secours à quelqu'un qui vient tout juste d'être accidenté. Qu'importe, je n'apprécie pas moins son aide. J'aurai du le souvenir de son nom, j'aurais bien aimé lui écrire un petit mot, dans quelques temps.
Je lui demande de m'aider à rassembler mes gants, que j'ai enlevé, et mes lunettes de soleil qui son tombées. Je les range dans mon sac, tant bien que mal, en me demandant si ça vaut me coup de me boire une gorgée de Cherry Coke (non, ce n'était pas un accident sponsorisé), parce que je vais sans doute avoir envie de pisser après, et que ça ne vaut pas être pratique. Je m'improvise un oreiller avec mon sac.

Je demande à mon samaritain de couper le contact de mon scooter, mais de toute façon, ce dernier s'est arrêté depuis quelques temps déjà. Au moins pour récupérer mes clefs. Je les mets dans ma poche, bien que la taille du trousseau ne soi pas des plus confortables. Un individu étrange s'approche, ayant sans doute vu tout la scène de loin. Un djeun, sans doute de banlieue. Un peu le cliché de la caillera. Pull rayé, lunette de soleil style aviateur, et air un peu trop vague pour être complètement avenant. Bêtement, je pense immédiatement le voir partir avec mon scooter, et sans scrupules. Je me trompe. Il se contente de le remettre sur roues. Je le remercie, d'un air entendu "merci, mais vous pouvez y aller hein". En fait, il ne me rassure pas des masses.

Les pompiers arrivent. Après quelques échanges des banalités, je veux avoir la réponse à ma question : Est-ce que je ne pourrais pas avoir de quoi souffrir nettement moins. Parce que le technique de respiration de la femme enceinte, c'est bien, mais j'ai quand même bien mal. Nome, je n'aurais rien. Il ne peuvent rien me donner. Ils me posent des questions pour savoir si je n'ai pas mal ailleurs, si j'ai encore tous les esprits, et me coupent les lacets de ma chaussure gauche puis la jambe de ma jean. Du même côté, heureusement. Accessoirement, ils demande à celui qui deviendra "l'individu louche" d'aller voir ailleurs. Il pense qu'il n'y sera pas mieux, du haut de son arrogance de jeune de banlieue. Blah !

On me met une attelle conflable, qui me serre comme un étau, jusqu'à ce que je n'en peuvent plus. On prend quelques précautions pour me mettre sur le brancard, puis on me let dans le camion de pompier. On ne partira pas tout de suite. On doit attendre les flics, parce que c'est un accident. Mais ça devrait être rapidement. Ben j'espère bien hein, parce que ça n'est pas que je les déteste, mais je pourrais aussi bien les voir les tard. Ils arrivent, je leur explique la situation, un de pompiers, après que je lui ai passé les clefs, va accrocher mon scooter. Les policiers repartent. Nous allons en faire autant, vers le Kremlin Bicetre. La route est à peu près fluide, à quelques secousses près. Je papote avec le pompier qui me surveille. Je lui dit qu'il fait un chouette métier, sacrément utile, et sacrément mal considéré dans les banlieues et pour leur absence de prime de risque, etc. Ça le fait rire. Jaune, j'imagine. Mais c'est sans doute aussi parce qu'il n'a pas du choisir cette profession pour ces raisons. Puis de toutes façons, et je le savais, les interventions sur les incendies ne représentent que très peu de leur sorties. Le KB est mal fichu, et l'on brinquebale un peu trop pour ma nouvelle sensibilité : AÏE !, gnnnn ! , pourquoi mettre des dos d'ânes à l'entrée des urgences du KB ?

On sort mon brancard. J'entends une voix de femme qui crie au loin. Peut-être que je vais me sentir mieux en relativisant, après tout, me voici aux urgences.
La femme ne semble pas être blessée, mais doit avoir extrêmement peur. Mais je ne sais pas de quoi.

Je suis vivant, conscient, et j'ai même tout mon cynisme. Bref, je me doute bien que je vais attendre encore longtemps. Je commence à dire que l'eferalgan, ça ne me fait pas grand chose, des fois qu'il eu été dans leur intention de m'en donner, pour apaiser mon mal. J'aurais de l'acupan. Au gout infâme, mais ça, franchement, je m'en fout. Puis je dis au revoir aux pompiers, et je suis dans un couloir. Je m'y attendais un peu. Un infirmière me dit de la prévenir si j'ai de nouveau mal. Je lui dit que je n'hésiterais pas. Et j'attends.

C'est la réalité que l'on voit dans les reportages à la tv : On est contre un mur, sur un lit, on a plus ou moins mal, et on attend, de savoir. Savoir ce que l'on va devenir, parce qu'à moins de travailler en milieu hospitalier, on a normalement aucune idée de ce qu'il va se passer.

Donc j'ai attendu.

À suivre...

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